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Le député de Wallis-et-Futuna reçu au haut-commissariat
Apeleto Likuvalu a été reçu hier par Yves Dassonville. Son objectif, réveiller l'accord particulier entre l'Etat, la Calédonie et Wallis et Futuna, à l'occasion du prochain comité des signataires de l'accord de Nouméa.
Apeleto Likuvalu, nouveau député des îles Wallis-et-Futuna, a été reçu hier matin à Nouméa par Yves Dassonville, haut-commissaire de la
Nouvelle-Calédonie.
Cette visite protocolaire a été l'occasion pour le parlementaire d'évoquer le dossier de l'accord particulier entre l'Etat, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna. Cet accord, partie intégrante de l'accord de Nouméa (article 225), tarde à être mis en œuvre aux yeux du député qui a demandé au
représentant de l'Etat de le relancer à l'occasion du prochain comité des signataires.
Parmi les questions en suspens, la délégation de Wallis-et-Futuna à Nouméa, qui n'a toujours pas de local fixe et durable en Calédonie. Toujours au titre de cet accord, le député a souhaité que
des conventions soient passées avec son archipel afin que, pour la construction de l'usine du Nord, soit fait appel à des Wallisiens et à des Futuniens plutôt qu'à des Philippins. Des Wallisiens
et des Futuniens qui viendraient, se formeraient, et repartiraient ensuite sur leur île natale pour y développer l'économie.
Le député a enfin poussé le projet de création d'un lycée professionnel à Futuna. Dans sa musette également, les problèmes de desserte aérienne, d'emploi et de santé.
Apeleto Likuvalu doit profiter de son séjour pour rencontrer d'autres personnalités calédoniennes. Notamment Charles Washetine, membre du gouvernement chargé de
l'enseignement.
Prévu dans l’accord de Nouméa, l'accord particulier a été signé le 1er décembre 2003 quand Brigitte Girardin était ministre de l'Outre-Mer. Le texte entérine l’autonomie des services de l’Etat à
Wallis-et-Futuna par rapport à ceux de Nouvelle-Calédonie, et précise l’appui de l’Etat et du gouvernement de Nouvelle-Calédonie en faveur du développement économique et social de
Wallis-et-Futuna.
Il devait être initialement conclu au plus tard le 31 mars 2000. Mais le processus a été retardé, notamment à cause des tensions intercommunautaires, et particulièrement celles liées aux
événements de Saint-Louis et de l'Ave Maria.
Ph. F. pour les Nouvelles Calédoniennes.